L’amélioration de la qualité de vie et le développement économique de Montréal passent par un système de transports publics efficace.

 

En finir avec les fantasmes : du sens commun pour les transports en commun !

À la veille des élections municipales, les partis en lice rivalisent de projets ambitieux : tramway, extension du réseau de métro, trains à grande vitesse, etc.

 

La politique de transport de Montréal doit être pensée en fonction des besoins des Montréalais(es) et pour soutenir le développement économique de la ville, non pour satisfaire l’orgueil des politiciens qui veulent associer leur nom à des projets spectaculaires et ruineux pour la ville.

Il faut se rendre à l’évidence : après des promesses fracassantes, Gérald Tremblay n’a rien fait pendant deux mandats. Prenons l’exemple de la ceinture autoroutière qui devait être complétée, parce que c’était la priorité des priorités pour le développement de Montréal Est. Nous l’attendons toujours, mais on nous promet désormais 12,5 km de tramway dans le centre-ville dont on sait déjà que le coût a été sous-évalué parce que les experts ont oublié qu’il y avait une côte à Côte-des-Neige et de la neige en hiver à Montréal ! Le boulevard Notre-Dame n’est toujours pas en voie de réalisation alors que Gérald Tremblay en parle depuis deux mandats, cependant celui-ci annonce une « entente historique » de collaboration avec les maires de Laval et Longueuil pour la construction de trois nouveaux tronçons de métro. Il faudrait déjà que Laval et Montréal s’entendent sur le prix du ticket !

 

Louise O’Sullivan fustige ses adversaires qui, derrière les annonces tonitruantes de projets ambitieux, se montrent étrangement silencieux sur la façon dont ils vont assurer leur financement. Si le parti Montréal Ville-Marie ne cède pas aux sirènes du tramway, il n’attache pas moins d’importance aux transports publics, épine dorsale du développement économique de Montréal et de l’amélioration de la qualité de vie des Montréalais.

Il faut en finir avec les fantasmes qui se chiffrent en milliards et que ni la Ville de Montréal ni les gouvernements provinciaux et fédéraux ne peuvent s’offrir. Quant au tramway, ce n’est pas une priorité pour Montréal. Son installation représente un investissement important et des chantiers qui vont aggraver les embouteillages en ville. Les tramways, on le sait, se bloquent à cause des feuilles mortes et de la neige. Ce mode de transport est-il adapté au climat de Montréal ? La réalité urbaine de Montréal n’est pas comparable à celle de villes européennes denses et saturées d’automobiles. Pourquoi investir massivement maintenant pour un mode de transport de luxe au tracé limité avec le risque de négliger davantage les autres modes de transports déjà obsolètes ?

 

Une politique des transports équilibrée et financièrement raisonnable

Avant de faire des promesses coûteuses, il s’agit de consolider, d’améliorer et de développer ce qui existe déjà : boucler la ceinture autoroutière, remplacer les rames de métro obsolètes (certaines datent de la création du métro !), augmenter le service des autobus aux heures de pointe. Durant les heures creuses où l’on voit circuler des véhicules quasi-vides, remplacer les autobus existants par des minibus afin d’économiser le carburant. Il faut bannir les véhicules trop sophistiqués qui tombent facilement en panne, perturbant le service des transports publics. Les Montréalais doivent bénéficier d’une meilleure information sur les horaires ou sur les perturbations du trafic.

 

Il n’est pas raisonnable de chercher à bannir du centre-ville l’automobile. Par sa configuration de ville étendue, le recours à l’automobile pour nombre de Montréalais est une nécessité pour se rendre au centre-ville. Voulons-nous nuire au développement économique de Montréal en décourageant les Montréalais de la périphérie à sortir et consommer en ville? Il faut favoriser la diversité des moyens de transports et concevoir des transports à Montréal au service de son développement, pas à son détriment !

 

Louise O’Sullivan et son équipe du parti Montréal Ville-Marie sont en faveur d’une politique équilibrée des transports qui tienne compte des besoins de tous les Montréalais, qu’ils vivent en centre-ville ou en périphérie. Cela passe par la création de stationnements intégrés dans le paysage urbain, et un développement des stationnements disponibles aux abords des gares de banlieue pour encourager l’utilisation des transports en commun.

 

Notre ambition est de rendre Montréal une cité plaisante où il est facile de circuler. Cela implique une politique ouverte et équilibrée de transport, et non pas une politique polarisée sur le tramway qui n’est pas une alternative à court termes aux modes de transports existants.

 

La reconstruction de l’échangeur Turcot

Ce grand projet est une urgence pour l’économie de Montréal en raison du rôle stratégique que cet axe routier joue dans l’économie de la métropole. C’est aussi une occasion rare de concrétiser nos valeurs collectives dans une réalisation d’avenir.

Composante majeure du dispositif de transport sur route de la métropole, l’échangeur Turcot est un des deux seuls nœuds autoroutiers, avec l’échangeur de la Transcanadienne et de Décarie, qui articulent les axes est-ouest et nord-sud d’une ceinture autoroutière montréalaise toujours en attente d’être complétée. Turcot est à la fois la principale porte d’entrée vers le centre-ville, notamment les deux futurs super-hôpitaux universitaires, et aussi la voie d’accès privilégiée vers l’aéroport Montréal-Trudeau, ainsi que l’ensemble des pôles d’emploi du grand sud-ouest de Montréal (Sud-Ouest, LaSalle, Lachine). L’Équipe Louise O’Sullivan parti Montréal Ville-Marie considère que c’est d’abord et avant tout ce rôle stratégique de transport des marchandises et des personnes qui doit être pris en considération dans les choix d’aménagement du complexe. Car la compétitivité économique de la métropole constitue le vrai enjeu de ce projet.

 

L’Équipe Louise O’Sullivan parti Montréal Ville-Marie a présenté un mémoire sur la reconstruction du complexe Turcot en audience publique, disponible sur le site du parti :

 

Turcot